Conséquences du décrochage

Toutes les recherches s’entendent pour dire que le décrochage a des effets néfastes tant pour l’individu que pour la société.

Quelques faits bien réels concernant les jeunes qui ne complètent pas de formation secondaire ou professionnelle:

  • Ils vivront avec un revenu inférieur de 15 000$ à celui des jeunes qui ont obtenu leur diplôme
  • Ils connaîtront possiblement 2,1 fois plus d’épisodes de chômage
  • Ils verront leur espérance de vie réduite de 7 ans
  • Ils auront plus de risque de s’enliser dans des phénomènes d’exclusion sociale ou de marginalité et de développer du même coup un sentiment d’exclusion
  • Ils auront 1,7 fois plus de risque de faire partie de la population carcérale
  • Ils participeront moins à la vie d’une société (moins d’engagements sociaux et politiques)
  • Ils accuseront souvent un manque de confiance en l’avenir et une baisse de leur estime personnelle
  • Ils pourront développer un sentiment d’amertume envers autrui
  • Ils auront plus de difficultés à transmettre le goût des études à leurs enfants et conséquemment à les encourager à persévérer à l’école

Pour la société, les effets du décrochage scolaire sont tout aussi navrants. D’une part, en rendant plus difficile le recrutement d’une main-d’œuvre qualifiée et compétente pour les entreprises, ils hypothèquent considérablement le développement d’une région. D’autre part, ils représentent un manque à gagner annuel important, soit 120 000$ par décrocheur. Ce montant correspond à la fois aux taxes et aux impôts que l’État perd et aux services sociaux additionnels que les décrocheurs requièrent (services divers reliés à la santé, à l’assurance emploi, à la sécurité du revenu, etc.). Et si l’on ajoute à ce montant ce qu’il en coûte à l’État québécois pour les raccrocheurs, le manque à gagner annuel grimpe à 1,9 milliard de dollars!