Démystifier les troubles d'apprentissage

 Parce que le ciel n’est pas toujours sans nuages, le Comité régional pour la valorisation de l’éducation (CREVALE) dresse un portrait rapide de quelques troubles d’apprentissage qui affectent les enfants.

Selon l’Association québécoise des troubles d’apprentissage (AQETA), ces troubles touchent 10 à 15 % de la population et ne sont liés ni à une déficience intellectuelle (les personnes qui présentent un trouble d’apprentissage ont un QI moyen ou supérieur à la moyenne), ni à une perturbation affective. Ils peuvent se manifester par des retards de développement ou des difficultés sur le plan :

  • Du langage
  • De l’attention
  • De la mémoire
  • De la motricité
  • De l’organisation

Avant de parler de trouble d’apprentissage, on doit s’assurer que l’enfant ne présente pas plutôt une difficulté d’apprentissage, qui se manifeste par des problèmes de concentration, des difficultés en lecture, en écriture ou en mathématiques ou par des problèmes de comportement, tels que l’agressivité et la tristesse. Ce type de difficulté est passager et résulte souvent d’un événement précis, comme la séparation des parents, un deuil, un déménagement ou un changement de professeur.

Le trouble d’apprentissage est quant à lui permanent et résistant à l’intervention. C’est-à-dire que même après avoir tenté diverses interventions ciblées, les difficultés persistent. S’il est difficile d’établir la cause exacte d’un trouble d’apprentissage, il est certain, dans tous les cas, que les parents n’en sont pas responsables. Le dépistage en bas âge permet de développer des stratégies qui aideront l’enfant à surmonter ses difficultés et à augmenter ses chances de réussir à l’école.

Parmi ces troubles, les plus fréquents sont :

Pour plus d’information, la collection du CHU Sainte-Justine pour les parents offre plusieurs livres qui présentent ces troubles de manière simple et complète. Plusieurs bibliothèques municipales comptent certains de ces titres parmi leur collection. La section Ailleurs sur le Web propose également des références vers les sites d’organismes spécialisés en la matière.

En cas de doute ou d’inquiétude, parlez à l’enseignant de votre enfant ou à l’orthopédagogue de l’école. Ils ont à cœur le bien-être de votre enfant et sauront vous référer aux bonnes personnes.