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Info-Parents
Si vous ou votre enfant êtes en difficulté, consultez la liste de références ci-dessous. En cas de doute, adressez-vous à votre CSLC, il vous orientera vers les bonnes ressources. RESSOURCES AU BOUT DU FIL
Il arrive, dans des situations particulières, que les parents se demandent comment aider leur enfant à l’école tout en préservant l’autonomie de ce dernier. Si vous vous reconnaissez dans cet énoncé, cette section du site est pour vous. Six thèmes y sont développés : - Comment aider votre enfant à développer sa concentration
D’autres thèmes pourront s’ajouter à cette section. Pour connaître les ajouts qui seront faits au site, nous vous invitons à consulter régulièrement notre babillard. Aussi, n’hésitez pas à communiquer avec nous pour nous suggérer des thèmes ou partager vos préoccupations. Bonne lecture.
Cette section du site s’inspire fortement du Cahier de stratégies à l’intention des parents, La concentration : outil indispensable à la réussite scolaire, de J. Bourque et R. Darche, publié par les Services Éducatifs sur la Réussite Scolaire (S.E.R.S.) en mai 2000. Vous pouvez commander ce guide en écrivant à l’adresse suivante : Services Éducatifs sur la Réussite Scolaire (S.E.R.S.), 8635, boul. Lévesque, Laval (Québec) H7A 1W7. Le coût est de 5 $ par cahier plus les frais de poste. Découvrez dans la même collection Les devoirs et les leçons à la maison : Mission possible! et L’enfant et le petit écran. La concentration est un outil indispensable à la réussite scolaire. Cette habileté peut se développer avec le temps et avec de l’entraînement. « Se concentrer, c’est la capacité de tolérer une frustration passagère pour arriver à un plaisir qui demande un délai. » « Les causes du déficit d’attention-concentration sont rarement uniquement physiques. Dans une proportion d’environ 98 %, elles seraient sociales ou environnementales. » L’environnement peut également contribuer à contenir ou à exacerber une prédisposition physique au déficit d’attention. Les causes environnementales au déficit d’attention sont donc plus courantes et peuvent également être ponctuelles si l’enfant subit un stress tel qu’une séparation, un déménagement, de la violence à la maison ou à l’école, etc. Parmi les causes environnementales et sociales identifiées, mentionnons - le manque d’entraînement aux activités de
concentration; Lorsqu’un enfant démontre des difficultés de concentration, il est important de rechercher et d’identifier les causes susceptibles de nuire au développement de l’habileté à se concentrer, puis d’y remédier en utilisant plusieurs stratégies. Cependant, celles-ci ne sont ni magiques, ni instantanées. À titre indicatif, on peut calculer une période de 4 minutes x l’âge de l’enfant pour évaluer le temps de concentration soutenue dans une tâche astreignante que peut réaliser un enfant ne démontrant pas de difficulté à se concentrer. Comment aider son enfant à développer l’habileté à se concentrer : 1. Observez votre enfant; Une multitude de stratégies sont possibles pour aider votre enfant à développer son habileté à se concentrer. Choisissez celles qui sont adaptées à votre enfant et au contexte familial. Bourque et Darche proposent des stratégies qui s’adressent davantage aux plus jeunes, mais qui fournissent également une base pour les adolescents. La première, l’entraînement à la concentration, constitue la première étape du développement de l’habileté à se concentrer. Puis, sans ordre de priorité, ils suggèrent de piger parmi les stratégies suivantes en fonction des besoins de votre enfant et du contexte familial : - La planification
du temps L’entraînement à la concentrationS’entraîner à la concentration c’est privilégier des activités qui demandent des efforts, de la patience et de la ténacité plutôt que celles qui imposent une position passive de spectateur. Si vous désirez entraîner votre enfant à la concentration, suggérez-lui des activités qui demandent un délai et une action avant d’atteindre son but. Citons, par exemple, les jeux de société (Scrabble), de construction (mécano, Légo,…), d’habiletés intellectuelles (jeux de tables mathématiques ou de mots croisés), de lecture (romans, livres de magie) ou ceux dits de patience (casse-tête en 3 D, modèles réduits). La planification du tempsLa planification du temps est l’habileté à « prévoir du temps pour les tâches qui demandent un effort et à anticiper les conséquences… reliées à l’accomplissement de ces tâches ». Votre objectif, dans cette stratégie, est d’aider votre enfant à s’imposer une rupture avec des activités agréables pour réaliser celles qu’il aime moins. Vous devez aussi l’aider à prévoir le moment où il doit effectuer ces activités. Voici quelques suggestions de stratégies :
La détenteCette stratégie vise à amener l’enfant à vivre des moments de calme et de détente afin de contrer les effets néfastes du stress sur sa concentration et sur son hyperactivité s’il y a lieu. Suggestions de stratégies :
La motivationLa motivation peut être comparée à une pile qui fournit l’énergie à la concentration. Cette pile peut, par des échecs répétés, être facilement mise à plat et créer ainsi un cercle vicieux où l’absence de concentration entraîne les échecs qui minent l’énergie nécessaire à la concentration. Votre objectif, dans l’utilisation des stratégies de motivation, est d’amener votre enfant à développer sa motivation. Vous devez ainsi lui faire comprendre qu’il possède, à l’intérieur de lui, la clé de sa propre réussite. Voici quelques exemples de stratégies :
L’organisationL’organisation est nécessaire à la concentration puisqu’elle permet d’éviter les pièges d’éparpillement, d’encombrement et d’énervement. « Plus vite l’enfant a accès à son matériel, meilleur est son niveau de concentration. » Afin de vous aider à organiser le coin de travail de votre enfant, nous vous suggérons de consulter la section conseils pratiques du thème « les devoirs et les leçons : quelques consignes ». Assurez-vous que l’agenda ou la feuille de travail soit bien en vue de même que le calendrier de votre enfant. Prévoyez également une trousse de dépannage dans le cas où votre enfant oublierait ou manquerait de matériel scolaire (gomme à effacer, crayons, taille-crayon…). L’étude activeAfin de favoriser un meilleur niveau de concentration, il est suggéré de varier les modes d’étude (lecture simple, étude à haute voix, visualisation, combinaison de deux modes, explication des notions à haute voix,…). Bourque et Darche privilégient, pour les enfants qui ont des difficultés à se concentrer, l’étude active par écrit. L’étude active par écrit « structure » la période d’étude, puisqu’on voit ce que l’enfant a étudié. Elle permet aux parents de superviser l’étude. Aussi, elle favorise l’utilisation de plusieurs sens (visuel, auditif, moteur), ce qui favorise la mémorisation des notions étudiées. Voici quelques suggestions de stratégies d’étude :
L’étude active suppose que votre enfant exécute une action supplémentaire (dire, écrire, expliquer) à la simple lecture des notions à apprendre. La disciplineLa discipline permet à l’enfant de tolérer les efforts nécessaires à sa concentration. Tel un athlète ou un artiste, il doit intérioriser les notions de pratique, d’horaire à respecter, de constance et de motivation à son vécu scolaire. Votre objectif est d’amener votre enfant à fournir les efforts nécessaires à l’accomplissement de tâches qu’il aime moins. Suggestions de stratégies :
Les renforcements positifsLes renforcements positifs facilitent les efforts soutenus dans les activités astreignantes. Ils peuvent accroître la motivation de votre enfant et permettent de faire des liens entre l’effort et le résultat de l’effort. Une stratégie de renforcement positif adéquate fixe un objectif précis, observable et mesurable et offre un renforcement à court ou moyen terme. Voici quelques suggestions de stratégies :
On vous le répète souvent : les parents sont au cœur de la réussite de leurs enfants. D’une part comme modèles et guides et, d’autre part, parce que vos enfants ont besoin de votre soutien et de votre amour inconditionnel pour se développer avec confiance et acquérir la maturité nécessaire à leur survie dans le « monde adulte ». Lors du passage du primaire au secondaire, la présence rassurante des parents est toute aussi importante. En effet, en plus de vivre des changements d’ordre scolaire, les adolescents traversent, au même moment, une période de développement où leur corps, leur humeur et leur vie sociale subissent de profondes transformations. Le passage de l’enfance à l’âge adulte se caractérise par des modifications corporelles (croissance rapide, acné, apparition des seins et de poils…) qui peuvent provoquer l’insécurité et l’inconfort chez les adolescents. Cet état peut les rendre hypersensibles et provoquer des sautes d’humeur. De plus, les adolescents recherchent plus d’autonomie et de liberté et tentent souvent de nouvelles expériences. Parallèlement à ces transformations physiologiques et psychologiques, l’école secondaire entraîne dans son sillon de nouveaux défis, mais aussi de nouvelles inquiétudes tant pour les parents que pour les adolescents. Ceux-ci sont confrontés à un nouveau milieu où se retrouvent beaucoup plus d’élèves, plus d’enseignants et un grand nombre de matières à assimiler. La période d’adaptation au secondaire peut être longue et parfois s’échelonner sur toute la première étape. Comment faciliter ce passage? 1. Améliorez et maintenez la communication Voici quelques trucs vous permettant d’améliorer la communication avec votre ado :
2. Démontrez de l’intérêt pour ses études L’arrivée au secondaire implique une nouvelle organisation des devoirs et leçons souvent plus nombreux. Une période minimale d’une heure de travail par soir est conseillée. Ne laissez pas votre enfant accumuler du retard dans ses travaux; il pourrait alors se sentir submergé et se décourager de ses études. Aidez-le à développer son autonomie et à organiser son travail. Référez-vous à la section conseils pratiques du thème « les devoirs et les leçons : quelques consignes ». 3. Restez aux aguets Selon l’Ordre des psychologues du Québec, certains indices peuvent révéler qu’un adolescent éprouve des difficultés d’adaptation : - Maux de tête; Si vous observez certains de ces indices chez votre enfant, ne restez pas seul avec vos inquiétudes. Parlez-en aux membres de votre famille ou à vos amis; ils vous donneront peut-être des conseils qui vous aideront à soutenir votre enfant. Si la situation vous semble inquiétante, n’hésitez pas à vous confier à la direction de l’école, à l’enseignant ou encore au psychologue de l’école. Ensemble, vous trouverez des solutions qui permettront à votre « adulte en devenir » de prendre son envol avec confiance et fierté.
Au Canada, 49 % des jeunes disent avoir été victimes d’intimidation au moins une fois au cours des mois précédents alors que 8 % affirment avoir été victimes d’intimidation plusieurs fois par semaine! Mais qu’est-ce que l’intimidation et le taxage ? L’intimidation regroupe des gestes violents qui se répètent souvent à l’égard d’une personne. On inclut dans cette définition des paroles blessantes, le rejet ou l’exclusion, des coups ou des bousculades prémédités de même que des rumeurs ou déclarations mensongères à l’égard d’autrui. Il est important de distinguer une simple querelle entre enfants et l’intimidation. Cette dernière est caractérisée par le caractère répétitif et constant des gestes posées. Le taxage est synonyme d’extorsion. Il se caractérise par des gestes violents ou des menaces en vue d’obtenir de l’argent ou des objets d’une personne sans son consentement. En fait le taxage est considéré comme un vol qualifié avec menace d’extorsion. Le code criminel punit l’intimidation chez les adultes. La Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (L.S.J.P.A.) punit l’intimidation chez les jeunes de 12 à 17 ans inclusivement qui sont trouvés coupables d’un tel comportement. Elle punit aussi le taxage de façon très sévère. 1. Les conséquences de l’intimidation Un jeune victime d’intimidation peut se sentir humilié et déprimé. Il peut vivre de l’anxiété et avoir peur dans certaines situations. Il a de la difficulté à se concentrer sur son travail scolaire, évite certains endroits et désire s’absenter de l’école. L’intimidation peut causer des dommages psychologiques pouvant mener au décrochage scolaire, à la dépression et, dans certains cas, au suicide. Les témoins de l’intimidation ou du taxage, pour leur part, peuvent ressentir de la culpabilité à l’égard de la victime et de la peur face à son bourreau. Un jeune qui intimide vit aussi des conséquences négatives en plus de celles causées par son geste. Il peut perdre ses amis, ses résultats scolaires peuvent diminuer et les risques d’être arrêté par la police augmentent. 2. Pistes d’intervention pour les parents
Si votre enfant est témoin d’intimidation, essayez de lui faire prendre conscience de ce que peuvent vivre ou ressentir les victimes. Expliquez-lui l’importance de dénoncer la situation afin d’éviter qu’elle progresse. Écoutez ses craintes et rassurez-le. Dans le cas d’un enfant qui intimide, il est important de prendre le temps d’écouter ses préoccupations. Aidez-le à reconnaître ses sentiments et ses besoins et montrez-lui des façons pacifiques d’obtenir ce qu’il veut ou de résoudre ses problèmes. Faites-lui prendre conscience de ce que vit et ressent sa victime. Assurez-vous de faire respecter les règles de vie et les valeurs que vous désirez transmettre à votre enfant. Encouragez ses bons gestes. Un jeune qui intimide défie souvent l’autorité et a de la difficulté à respecter les règles. Il peut également vouloir cesser d’intimider en ne sachant pas comment le faire sans « ternir son image ». Votre accompagnement est alors essentiel et des gestes réparateurs à l’égard de ses victimes sont essentiels. Il est aussi suggéré de meubler les temps libres de l’intimidateur. C’est souvent dans ces moments que les gestes d’intimidation surviennent. Il faut également tenter d’identifier avec l’enfant intimidateur quels besoins il cherche à combler en adoptant une attitude comme celle-là auprès des autres enfants. Selon l’âge de votre enfant, essayez de lui faire comprendre les concepts de tolérance face aux différences et de l’aider à développer son empathie. Le personnel de l’école de votre enfant peut l’aider à mettre fin à une situation d’intimidation. En cas d’inquiétude ou de questionnement, vous pouvez également téléphoner à La ligne parents au 1-800-361-5085. Vous pouvez aussi inviter votre enfant à téléphoner à Tel-jeunes ou encore à consulter le site de l’organisme au www.teljeunes.com Si la situation prend des proportions importantes, il ne faut pas hésiter à la dénoncer. Lorsqu’il s’agit de cas de taxage, il faut porter plainte puisqu’il s’agit d’un vol qualifié.
L'entrée à l'école des tout-petits est un moment empreint d'émotions, de questionnements et quelques fois de craintes. Tant les enfants que les parents vivent cet instant avec fébrilité. Les premiers parce qu'ils se lancent dans un univers inconnu et, les seconds s'émeuvent parfois, de voir leur « bébé » prendre le chemin des grands. La plupart des enfants sont heureux d'entrer à l'école. Ce passage vers le monde des grands leur ouvre la porte de l'apprentissage, de la découverte et de… nouveaux amis. Cependant, il se peut que certains se montrent plus inquiets ou que d'autres n'aient tout simplement pas envie de quitter le confort de la maison. Comment faciliter l'entrée de nos bambins à l'école? Encore une fois, le rôle des parents en est un d'accompagnement et de soutien émotif qui s'apparente à la préparation d'un grand voyage. Allons-y pour l'allégorie. Information touristique
Assurance-voyage
Une fois à destination
Bonne rentrée! J ' E N C O U R A G E . . .
Les rencontres parent-enseignant sont nécessaires et fort pertinentes pour qui veut s'intéresser au vécu scolaire de son enfant. De plus, elles permettent de développer une alliance avec l'enseignant; alliance qui sera fort bénéfique à la réussite de votre enfant . La rencontre du début d'année apporte des renseignements importants qui vous aideront à mieux accompagner votre enfant dans son parcours scolaire. C'est un moment privilégié où l'enseignant vous fournit moult renseignements et répond à vos questions. On vous expliquera : - le fonctionnement des devoirs et leçons; Profitez également de ce moment pour prévoir une rencontre individuelle avec l'enseignant si votre enfant vit des difficultés scolaires ou des événements stressants (déménagement, divorce ou séparation, maladie ou mortalité, difficultés d'apprentissage…). J 'E N C O U R A G E . . .
Plusieurs questions titillent les parents quant à leur implication dans la réussite scolaire de leurs ados … et plusieurs réponses s'imposent selon le vécu familial et la personnalité de tous et chacun. L'adolescent, ses parents, ses pairs, tous ont un rôle à jouer dans la réussite scolaire. L'attitude de l'ado favorisera, ou non, sa réussite : L'attitude des parents joue également un rôle important au secondaire. Les encouragements des parents et leur implication ont une influence directe sur l'attitude de l'ado à réussir. On convient dorénavant que les ados disent persévérer dans leurs études parce que leurs parents les ont encouragés à aller à l'école et se sont souciés de leur instruction. L'attitude des amis influe également sur la réussite scolaire des adolescents. Soyez donc vigilants quant au choix des amis fréquentés. Favorisez l'activité physique plutôt que l'oisiveté. Incitez votre jeune à participer à des activités régulières et structurées (sport, danse, chorale, théâtre…). Bien sûr, il y aura toujours certains jeunes qui n'adhéreront pas facilement aux règles énoncées ici. Cependant, persévérez et rappelez-vous que vos encouragements et votre soutien aident vos ados à s'accrocher… même s'ils ne vous le manifestent pas tous les soirs. J ' E N C O U R A G E . . .
Le rôle des parents dans l'orientation professionnelle des jeunes Les parents ont un rôle à jouer dans l’orientation scolaire et professionnelle de leurs enfants. Ce rôle débute bien avant les inscriptions pour le cégep ou les choix de deuxième cycle au secondaire. L’idée est de rappeler aux jeunes qu’ils ont besoin d’une formation qualifiante, qu’il est important d’avoir un diplôme en poche. Il faut les accompagner dans la connaissance de soi afin qu’ils choisissent un emploi qui répond à leurs intérêts. Mieux se connaître? Pour mieux choisir? Comment ?
Comment développer la motivation et l'autonomie des jeunes Psychoéducateur et orthopédagogue de renom, Germain Duclos cumule une vaste expérience de chercheur, de praticien et de communicateur dans le monde de l’éducation et du développement de l’enfant. Voici l’essentiel d’une conférence livrée le 2 novembre 2005, à Rawdon, à l’invitation de l’organisme Panda Matawinie. Des stratégies pour favoriser la motivation et l’autonomie des jeunes et des enfants sont énumérées à la fin du texte. Comment développer la motivation et l’autonomie des jeunes? La motivation ne s’impose pas : elle se favorise. La majorité des enfants ont une pensée magique quant aux différents résultats qu’ils obtiennent. Ils attribuent les causes de leurs résultats – bons ou mauvais – à des facteurs extérieurs (la chance, l’enseignante…). Ils sont donc peu motivés, d’eux-mêmes, à exécuter une tâche. Généralement, seulement deux sources de motivation sont efficaces chez le jeune enfant : le plaisir (« Je pourrais te demander tes mots de vocabulaire dans le bain, ce serait amusant. ») et l’utilité (« À quoi ça sert dans la vraie vie? »). On peut cependant aider un enfant, ou un jeune, à passer outre ces sources de motivation (plaisir et utilité) et à développer sa propre motivation, en lui démontrant que ses réussites sont liées aux stratégies qu’il déploie pour parvenir à ses fins. En lui démontrant que ce sont les moyens qu’il utilise qui lui apportent des succès et non pas des éléments extérieurs à lui-même. Les parents peuvent aider leur enfant à identifier les moyens utilisés et l’impact de ceux-ci sur ses réussites ou ses échecs : « Lorsque que tu étudies le matin, tu sembles mieux retenir tes notions ». En donnant le mérite qui revient à ses stratégies, l’enfant développe un sentiment de contrôle sur la tâche ou sur l’apprentissage accompli; il comprend le lien entre les moyens déployés et les résultats obtenus. En comprenant le rôle qu’il joue dans ses réussites, une réaction en chaîne débute chez l’enfant : il développe un sentiment d’efficacité et de fierté; son estime de soi augmente; sa motivation s’accentue de même que son engagement et sa persévérance dans l’action; ce qui lui procure un sentiment d’efficacité et de fierté… Et l’autonomie? En route vers l’autonomie, un enfant doit faire les apprentissages élémentaires qui lui permettent de rompre les liens de dépendance à l’égard de ses parents : apprendre à marcher, à manger, à parler, à tenir, à lire… L’enfant doit ensuite apprendre à faire des choix et à s’affirmer positivement dans ceux-ci. On peut aider un enfant à développer son autonomie en le laissant agir seul, lorsqu’il est capable de le faire. Aussi, en ayant des attentes à son égard qui respectent ses capacités. Dans le cas contraire, l’enfant perçoit l’absence d’attentes de la part de ses parents comme une affirmation d’incompétence – comme si ses parents le croyaient incapable de réaliser quoi que ce soit. À l’école, tout comme pour la motivation, un élève ne peut être autonome dans toutes ses activités scolaires de façon égale. Le niveau d’autonomie sera influencé par une multitude de facteurs : la motivation et les aptitudes de l’élève, la sécurité intérieure de l’enseignante, la complexité de la tâche, les stratégies déployées…Il faut soutenir l’élève dans sa motivation et lui apprendre à devenir de plus en plus autonome. On doit apprendre aux jeunes à apprendre : à identifier les objectifs de la tâche, les étapes de travail, les moyens utilisés et aussi à évaluer le temps à investir pour respecter l’échéance annoncée. Stratégies pour favoriser la motivation scolaire des enfants et des adolescents Stratégies pour favoriser l’autonomie de son enfant : Sources :
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